Régulation ou dérégulation, un choix fondamental

Qu’il s’agisse de gérer les ressources naturelles ou, au niveau social, les biens de première nécessité, les écologistes ont choisi la régulation. Quand la vulgate actuelle, médiatique et politique, ne se targue que de dérégulation. La question brûlante du logement en est une bonne illustration.

Mal-logement, flambée des loyers, construction en berne depuis plus de 15 ans, précarité énergétique, étalement urbain…

La crise du logement est une machine à produire des inégalités. Nous n’y répondrons qu’en régulant l’usage commun des sols, de l’énergie et du crédit, pour favoriser l’accès de tous à ce bien fondamental qu’est le logement.

Telle était l’ambition de la loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové), votée à l’unanimité par la gauche à l’Assemblée et au Sénat.

Mais toute volonté régulatrice inquiète ceux qui profitent de la crise et prônent la dérégulation au motif que la loi du marché serait la clef de voûte de la justice économique et sociale.

Cette conception très libérale du « renard libre dans le poulailler libre » cache le « gavage » en aides publiques (4 milliards d’euros par an) des investisseurs en quête de placements rentables au détriment d’une politique d’accès à un logement digne pour tous. C’est cette politique qui nous a conduit à la crise actuelle du logement, pas la loi ALUR à peine promulguée.

Aujourd’hui, quoi qu’en disent les renards libres de la « profession », c’est la dérégulation qui est en crise.

Encadrement des loyers là où cela s’avère nécessaire, développement du parc social, accession sociale, urbanisme rénové, plus dense et plus mixte… plus que jamais les écologistes continueront de défendre les principes nécessaires de la régulation dans les politiques de l’Habitat, et notamment ici, dans l’agglomération clermontoise.

Groupe des élus écologistes – Clermont Communauté

Odile Vignal, Nicolas Bonnet, Dominique Rogue-Sallard, Guillaume Vimont, François Saint-André

groupe-eelv@agglo-clermont.fr

Remonter