Nouvelle Nouvelle Frontière

Seul contre tous, D. Trump renie l’engagement de son pays, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, dans l’accord de Paris sur le climat. Sa soumission irresponsable aux lobbies climatosceptiques soulève une vague de réprobation, à la mesure de la prise de conscience écologique planétaire. En réponse, la détermination des autorités locales, notamment métropoles et états fédérés, à s’engager plus avant pour le climat en sort renforcée.

La transition écologique de nos économies et sociétés dépend avant tout des acteurs locaux – société civile et collectivités locales – mobilisant les ressources de leurs territoires pour mettre en chantier les outils d’un développement sobre, équitable et respectueux de la nature.

La transition écologique contribue donc à une réhabilitation forte de la politique locale dans un pays aussi centralisateur, jacobin et désormais « jupitérien » que la France. L’ADN écologiste est marqué par cette conviction : nous avons des responsabilités et des moyens d’action à notre échelle, plus adaptés et efficaces ; le salut ne viendra pas de la capitale ou des décisions présidentielles !

Nous travaillons aujourd’hui à l’élaboration d’un schéma de transition écologique et énergétique de notre métropole, transition qui valorise les initiatives locales, les atouts qui nous distinguent. Des 2018, nous devrons consacrer des moyens conséquents aux premières actions amorçant cette transition qui doit aboutir à diviser par deux nos consommations et émissions polluantes à l’horizon 2050.

Nous faisons face aux deux défis de la crise écologique : subir la croissance des inégalités qui visent toujours les plus faibles; ou faire le choix de saisir les opportunités stimulantes de développer le potentiel écologique de nos territoires. Faire de nos territoires, le creuset d’une économie nouvelle, durable et intense en emplois, voici sans doute notre nouvelle Nouvelle Frontière.

Soit l’exact contre-pied de celle vers laquelle se retournent Trump et consorts qui n’ont, pour tout remède à la crise, que la nostalgie des temps anciens.

Nicolas Bonnet, Odile Vignal, Dominique Rogue-Sallard, François Saint-André

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