Rentrée, capacités, égalité

Face au creusement des inégalités, l’éducation devient une urgence politique. La profondeur des mutations actuelles – technologiques, écologiques, économiques – fragilisent nos capacités d’adaptation, et notamment celles des plus fragiles d’entre nous.

Aussi les politiques de solidarité fondées sur la seule réparation ne suffisent plus. Nous devons élargir – vieille antienne écologiste – le principe de réparation à celui de prévention ; la notion d’indemnité à celle de capacité. Capacités d’adaptation, savoirs, savoir-faire, savoir-être et compétences diverses, telles sont les clefs d’une autonomie et d’une égalité réelles, les outils d’endiguement des inégalités. Or ces capacités relèvent d’une démarche éducative. Aussi notre engagement municipal dans l’éducation ira-t-il croissant.

Notre projet éducatif ville n’est qu’un début, mais l’idée est là. Sa révision, évaluée et accompagnée scientifiquement, doit nous faire progresser, tout comme notre ambition culturelle : nous devons être à la hauteur de ce que peut signifier le label UNESCO ville apprenante, décroché en 2016.

Trois points nous paraissent néanmoins essentiels dans cette optique :

– la petite et très petite enfance sont des priorités absolues dans la lutte contre les inégalités ;

– la formation tout au long de la vie doit être au coeur de la ville apprenante ;

– l’innovation pédagogique, dûment évaluée, est une nécessité forte pour les temps qui viennent.

Depuis 2014, notre majorité a donné la priorité à l’enfance et à l’éducation. C’est un engagement de long terme que nous devrons approfondir sans relâche. Très bonne rentrée à tous.

Dominique Rogue-Sallard, Nicolas Bonnet, Odile Vignal

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