Une économie au service de notre territoire
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Dans le cadre de la mondialisation, l’économie d’un territoire se définit par :

1– les revenus qu’il réussit à capter ;

2– la façon dont il les dépense – ses modes de consommation.

Et le panorama est parfois surprenant : contrairement à l’image d’Épinal bien connue d’un territoire historiquement industriel, Clermont-Ferrand et sa métropole ne doivent pas plus de 21% de leurs revenus à des revenus productifs. Le reste est constitué de pensions de retraite (29%) et de transferts sociaux (22%). Les fonds publics quant à eux, historiquement atténuateurs de la conjoncture, représentent un peu moins de 12% et sont en baisse. Si la désindustrialisation se poursuit depuis les années 1980, la perte du statut de capitale régionale affecte aussi les capacités d’adaptation et d’autonomie du territoire.

C’est alors que le second versant de l’économie locale doit jouer son rôle, celui de la dépense de ces revenus captés : se fera-t-elle sur le territoire, renforçant ainsi l’économie dite présentielle, ou ira-t-elle grossir le flux de l’évasion commerciale ? A Clermont-Ferrand, notre dimension métropolitaine vient quelque peu atténuer cette tendance à l’évasion, créant de l’emploi non délocalisable.

Pour les écologistes, c’est ce pan-là de notre économie qu’il faut développer puissamment pour la rendre plus durable et plus solide : consommer localement ce que nous produirons localement. Et pour cela, mettre en œuvre une politique économique de construction et de consolidation d’une base productive locale, écologique et sociale qui garantira l’activité et la résilience futures du territoire.

Pour nous, tel est l’enjeu majeur de la transition pour 2020 et la décennie qui s’ouvre.

Dominique Rogue-Sallard, Nicolas Bonnet, Odile Vignal, Claude Leroux