Un PLU pour la transition
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Définir le Plan Local d’urbanisme (PLU) est un rendez-vous majeur pour notre métropole. Un PLU n’est pas seulement un plan d’occupation des sols : il peut, et pour nous, doit être un plan de préservation des sols, comme plus largement, de l’environnement tant ils sont interdépendants. Il doit être l’outil stratégique d’ajustement et d’insertion de nos modes de vie dans les écosystèmes du territoire : préserver les sols, c’est aussi pouvoir s’alimenter, accéder à l’eau, fixer le carbone, maintenir la biodiversité mais aussi se loger, se déplacer, vivre et produire autrement. Bref, la forme de la ville détermine notre empreinte écologique et climatique. C’est à ce niveau-là que nous devons placer l’ambition nécessaire de notre prochain PLU.

Aussi entrons-nous dans ce débat avec la volonté d’inscrire au moins trois principes fondamentaux dans le marbre de ce document :

· la ZAN ou Zéro Artificialisation Nette. Posé dans la loi dès 2018, il appelle à un renversement total de la façon dont nous faisons nos villes depuis 2 siècles. Il sera douloureux à mettre en œuvre : il nous faut donc en poser l’horizon concret dès aujourd’hui pour envisager les étapes et les premières décisions à mettre en œuvre d’ici 2030.

· la métropole sobre dans ses consommations d’énergie mais aussi de matériaux (de construction notamment) afin de réduire significativement l’impact écologique global de notre agglomération, gage de résilience et de relocalisation de l’économie.

· une métropole dense et partagée, démocratiquement via un encadrement de l’activité des promoteurs mais aussi socialement en régulant la maîtrise et le coût d’un foncier plus rare, néanmoins condition d’accès au logement pour toutes et tous.

Anne-Laure STANISLAS et Nicolas BONNET, co-président.e.s

Une réflexion au sujet de “Un PLU pour la transition

  1. C’est bien.

    Mais il faudrait que l’artificialisation cesse le plus vite possible.
    Pour cela, il faut des outils de connaissance du terrain: Un inventaire précis des parcelles. Attention, certains actes d’artificialisation ne sont pas soumis à déclaration, et ne peuvent être connus simplement à partir des autorisations d’urbanisme. L’inventaire est donc un travail immense.

    Par ailleurs, encadrer l’activité des promoteurs, c’est bien, reprendre la maitrise publique du foncier, c’est mieux.

    Enfin, il faudra aussi que le PLUI intègre 2 autres exigences fondamentales:
    – La protection du patrimoine, y compris non classé.
    – La qualité des logements. (surfaces, ouvertures, orientations, hauteurs, extérieurs…)

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