Le vélo, c’est politique

Enfin, le vélo est devenu une question politique à Clermont-Ferrand ! Et c’est tant mieux.

La récente décision préfectorale de verbaliser les cyclistes roulant sur la voie du tramway a mobilisé les utilisateurs et les acteurs du monde cycliste clermontois.

Nos modes de vie ont changé ; la ville héritée de l’âge d’or automobile n’est plus adaptée ni à notre quotidien, ni à nos enjeux de santé publique. Si en 2013, les élu-es écologistes ont porté C’Vélo dans une large indifférence, le succès de ce service a été fulgurant, dépassant les prévisions de plus de 200 % ! Parallèlement, la pratique cycliste s’est renforcée, encouragée par des associations dynamiques et engagées.

La demande de changement est bien là : il faut oser la rupture. Trop longtemps, la réponse politique fut frileuse ; Clermont-Ferrand a tardé à saisir l’urgence sanitaire et sociale de la mutation nécessaire. Notre ville reste marquée par la domination excessive de l’automobile, au détriment des autres mobilités, de la santé publique et de la qualité de vie urbaine.

Pour combler ce retard, nous devons mobiliser des moyens à la hauteur de la priorité qu’est devenue le vélo : des investissements – au moins 10 euros par an et par habitant – et des compétences ciblées dans les services de la Ville et de la Métropole.

Un schéma cyclable communautaire sera présenté au printemps, fruit d’un engagement constant des élu-es écologistes clermontois et de la collaboration avec les associations et les élu-es. Sa mise en œuvre sur 10 ans rendra leur place aux cyclistes et piétons dans notre ville. Le déploiement d’un réseau cyclable cohérent, jalonné et sécurisé, condition du « vélo pour tous », reste l’un de nos engagements prioritaires.

Dominique Rogue-Sallard, Nicolas Bonnet, Odile Vignal

Remonter