François Hollande et Manuel Valls à côté de la plaque, la France a besoin d’un sursaut, pas de mesurettes

Le Premier ministre, suite à la débâcle électorale, a fait un discours avec le ton des heures graves pour la République. La situation en effet l’exige : au lendemain d’une claque historique pour la gauche, le premier ministre ne pouvait pas faire moins. Le seul problème est qu’il y avait le ton … mais au fond rien d’autre ou pas grand-chose.

S’il y a une chose criante, évidente, massive qui ressort de ce scrutin c’est la demande presque désespérée de changement, au niveau européen comme national, qu’elle s’exprime par le vote ou son absence.

Alors Monsieur le Premier Ministre : la réponse qui consiste à vouloir baisser l’impôt sur le revenu apparaît d’une fadeur coupable par rapport à l’enjeu. D’autant que ceux qui ont voté FN sont en grande partie ouvriers, jeunes actifs ou chômeurs…. Ni les uns ni les autres ne payent d’impôts sur le revenu.

Messieurs le Premier ministre et Président, par pitié, entendez le besoin de changement: d’ambition européenne, de politique économique, fiscale, d’institutions, de personnel politique, de manière de fonctionner.

Sortons des sentiers battus et des politiques économiques en échec depuis des décennies.
Arrêtons cette politique suicidaire qui consiste à ne gérer qu’un déficit et non la mise en place d’un projet de société. Les citoyens réclament haut et fort le retour de l’imagination au pouvoir : lançons la transition écologique, de grands projets européens, choisissons une économie au service des populations et des territoires, ré-instaurons une politique de classe au profit des plus démunis, des plus faibles, engageons la 6eme République.

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

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