Migrants : ne rien entendre, ne rien voir, ne rien dire

Plus d’une centaine de personnes dont une cinquantaine d’enfants campent depuis plusieurs jours sur la place du 1er mai à Clermont-Ferrand dans des conditions sanitaires indignes, comme à chaque rentrée depuis quelques années.

Comme chaque année, les associations tirent la sonnette d’alarme ; elle retentit dans le vide.

Vide des réponses de l’État que les orientations sécuritaires et électoralistes de l’actuel gouvernement poussent à une indifférence accrue.

Vide des réponses du département aux abonnés absents sur ce sujet depuis des années.

Comme chaque année, élu-es locaux et municipalité se retrouvent en première ligne face à l’urgence.

Comme chaque année, nous invitons nos « partenaires » institutionnels compétents sur ces questions à venir s’entendre sur les réponses durables et préventives à apporter. En vain, puisque le mot d’ordre est de ne rien entendre, de ne rien voir, de ne rien dire.

Ces singeries sont indignes des valeurs de notre République, comme des responsabilités qui nous incombent au regard des défis humanitaires à venir tant sur le plan écologique que migratoire; elles font surtout et insidieusement le lit des discours de rejet et de repli.

Dominique Rogue-Sallard, Nicolas Bonnet, Odile Vignal

 

 

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