L’enfance au coeur de notre engagement

Annonce d’une nouvelle saignée des ressources des collectivités locales, réduction drastique des emplois aidés et décret du 27 juin permettant le retour à la semaine scolaire de 4 jours… en un été, la majorité présidentielle vient de foudroyer les quelques rares outils de politique éducative locale.

Près d’un tiers des communes, la plupart rurales, ont abandonné la mise en œuvre des temps d’animation périscolaire : l’annonce de restrictions budgétaires difficiles et de réduction des aides (contrats aidés) les a convaincues de renoncer à cette obligation.

A l’iniquité d’un État qui ponctionne les collectivités au-delà de leur contribution réelle à l’endettement du pays, s’ajoute l’iniquité de décisions aggravant les inégalités entre enfants et entre territoires.

Certes nombre de villes, dont Clermont-Ferrand, n’ont pas sauté sur l’occasion de se défaire d’une obligation difficile à tenir. Pour certaines, ce n’est qu’une question de temps, pour d’autres comme la nôtre, un choix politique assumé en direction de la jeunesse et de la justice sociale, qu’il s’agisse de petite enfance, d’animation périscolaire, de santé, d’alimentation, de mobilité et de politique culturelle…

Une chose est claire : faire de la résorption aveugle (et vaine) de l’endettement national la priorité fondamentale de toute politique publique, et notamment des politiques éducatives, est un non-sens porteur de lourdes inégalités, sociale, territoriale et générationnelle.

A Clermont-Ferrand, notre choix de placer l’enfance au coeur des politiques publiques est donc un choix fort, alternatif au laisser-faire ambiant. Ce choix a un coût, notamment fiscal, celui de la préférence accordée à la solidarité entre les générations, les territoires et les populations.

Dominique Rogue-Sallard, Nicolas Bonnet, Odile Vignal

Remonter