L’air, ça n’est pas que du vent !

A Clermont-Ferrand comme beaucoup de métropoles françaises, la pollution de l’air est devenue un problème chronique de santé publique. Les mesures d’urgence très médiatisées sont des réponses insuffisantes et strictement conjoncturelles : tout est à refaire à chaque épisode de pollution !

Insuffisantes parce qu’elles ne peuvent se substituer aux mesures structurelles visant à réduire la place de la voiture en ville et seules à même de réduire l’exposition de nos concitoyens aux particules fines et autres oxydes d’azote.

Insuffisantes parce qu’elles ne concernent souvent que les émissions liées au trafic routier. Or les nuisances émanant du secteur résidentiel ou tertiaire sont plus importantes en hiver à Clermont (environ 40%), en particulier pour les modes de chauffage au bois peu performants.

En intégrant l’air à son plan énergie – climat, Clermont a été pionnière en France sur ces politiques. Les émissions routières y sont d’ailleurs contenues ou en légère baisse depuis quelques années.

Mais il faut aller plus loin :

  • d’une part, cibler et intensifier les investissements publics dans les mobilités durables.

  • d’autre part, répondre au défi de la rénovation massive des bâtiments sur notre territoire, tout en luttant contre la précarité énergétique : la mise à disposition d’une plate-forme de la rénovation énergétique pour les particuliers est une priorité, économique comme écologique. Elle permettra à la fois le remplacement des plus vieux appareils de chauffage au bois et la réduction des dépenses de chauffage.

L’air, ça n’est pas que du vent, c’est aussi du souffle. Du souffle pour le territoire, de l’économie, de l’emploi, mais aussi plus de justice sociale et de santé pour tous.

Dominique Rogue-Sallard, Nicolas Bonnet, Odile Vignal

http://elus-clermontferrand.eelv.fr/

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