Hausse des tarifs de l’énergie : le contrepoison écologique

Le 5 juin, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) proposait une hausse des tarifs règlementés de l’électricité : + 17,2 % en 2013 !! Qui s’en étonne ? Les fanfarons de l’électricité – pardon, du nucléaire – pas chère et compétitive ?

Les coûts de production d’EDF explosent et la vérité du prix de l’électricité éclate aux yeux de tous. Le mythe du grand bonheur nucléaire à pas cher vole en éclats : c’est l’atome qui impose cette hausse tarifaire.
Ce surcoût annoncé est injuste tant il frappe les plus fragiles de plein fouet en impactant leurs dépenses incompressibles. Il est néanmoins inévitable ; l’ère de l’énergie bon marché est révolue.
Mais comment concilier vérité des prix de l’énergie et justice sociale ? En oeuvrant à la baisse des consommations, à la sobriété et à l’efficacité énergétiques.
Il nous faut lier l’urgence aux mesures de long terme ; et, suivant les préconisations du médiateur national de l’énergie (rapport 2012), mettre en place un chèque énergie réévalué et élargi à toutes les populations précarisées.
Puis, lancer un programme massif de maîtrise de l’énergie, abondé, pour les plus pauvres, par ces mêmes chèques énergie directement reversés aux maîtres d’oeuvre de la rénovation énergétique des bâtiments.
Enfin, un soupçon de fiscalité écologique permettrait d’amorcer la pompe d’un cercle vertueux conjuguant réduction de la précarité, relance de l’activité locale, sortie du nucléaire et énergies renouvelables. Utopique ? Non !

A Clermont, la ville sort des tarifs régulés pour ses achats de gaz. Résultat : 200 000 euros d’économies à investir dans l’efficacité énergétique !
Plus d’écologie, c’est moins de charges !

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