Clermont : réduire la place – et le temps – de la voiture en ville

Rive droite de la Seine interdite aux voitures, piétonnisation en cours d’une partie du coeur de ville… Paris accélère la sortie de son ère pompidolienne très tournée vers la voiture individuelle.

Si Clermont n’est pas Paris, les métropoles aujourd’hui les plus attractives parviennent à conjuguer dynamisme économique et amélioration sensible du cadre de vie. Avec l’ambition de devenir une métropole durable, la capitale verte de l’ouest régional, Clermont-Ferrand doit se poser la question de la place – et du temps – que la voiture occupe en ville.

Se poser la question, c’est déjà en partie y répondre : il nous faudra en réduire la place. L’espace urbain n’étant plus extensible, le renforcement de la part dédiée aux piétons et cyclistes se fera en réduisant celle, aujourd’hui hégémonique, dédiée aux automobiles.

Pour avancer dans cette voie, en plus du récent PLU, beaucoup d’opportunités vont s’offrir à nous dans les mois qui viennent : schéma cyclable, refonte du Plan de Déplacement Urbain, réforme du stationnement…

Fixons nous un cap autour d’objectifs clairs :

1- Piétonnisation d’une zone centrale dans le coeur historique et commerçant de Clermont-Ferrand autour du label de Pays d’Art et d’Histoire ;

2- Adoucir des axes structurants via des ‘ramblas’ clermontoises reliant notamment le centre aux facultés et l’est de la butte à la gare.

3- Faire émerger et renforcer des centralités commerçantes et culturelles dans chaque quartier accompagnées de cheminements piétons.

Même si l’usage de la voiture en ville doit rester possible quand il est nécessaire, il est temps de le rendre moins attractif que les autres moyens de déplacement en milieu urbain, transport en commun, vélo ou marche à pied notamment.

Dominique Rogue-Sallard, Nicolas Bonnet, Odile Vignal



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